Retrouver ses ancêtres…piemontais

Ceux d’entre nous dont les ancêtres venaient du Piémont (et donc du Royaume de Sardaigne), ont un outil supplémentaire pour remonter le temps à la recherche de leurs aïeux.

En ces terres, l’un des impôts les plus anciens concernait la gabelle du sel : tous les ans, chaque famille devait acheter à l’Etat environ :

  • 3 Kg de sel pour chaque individu âgé de plus de 5 ans
  • 1,5 Kg pour chaque bovin adulte
  • 4,5 Kg pour chaque porc adulte

Au cours des siècles, les modalités de collecte de cet impôt, la définition de l’assiette et la rédaction des listes des sujets soumis ont été redéfinies plusieurs fois.

A titre d’exemple, nous pouvons nous référer à l’édit du 26 janvier 1750, consultable en suivant ce lien editto_di_s_m_per_la_levata_del_sale_2 .

Selon cet édit,  il était établi qu’au cours du mois de novembre de chaque année, les données de chaque famille auraient dû être consignées dans un cahier (dit « quinternetto ») prévu ad hoc. Dans cette sorte de registre, il fallait indiquer :

Pour les personnes âgées de plus de 5 ans

  • le nom et prénom du déclarant (le chef de famille, avec le nom de son père avec mention « vivant » ou « décédé ».)
  • le nom et prénom de la femme du déclarant
  • le prénom des enfants du déclarant
  • le prénom des brus du déclarant
  • le prénom des petits-enfants du déclarant
  • le lieu de naissance des serviteurs

Il fallait ensuite indiquer le nom, l’âge (en mois si nécessaire) des enfants de moins de 5 ans présents dans le foyer.

Ensuite, le chef de famille déclarait  la liste des « bouches animales » possédées par la famille.

Il s’agit donc d’une procédure similaire à celle en vigueur pour les recensements de la population.

Les informations ainsi collectées ne sont pas toujours claires et ordonnées. Plus particulièrement, l’âge des personnes âgées de plus de 5 ans n’est pas toujours renseigné. En revanche, ces documents livrent une image assez fidèle de la composition du feu et nous renseignent aussi sur les « bouches animales » possédées par la famille, en nous donnant une idée sur la situation économique et sociale de celle-ci. De plus, certaines familles, reconnues comme « pauvres », étaient exonérées de cet impôt et consignées dans un cahier à part.

Il s’agit d’une source qui peut compléter les informations des registres paroissiaux et il sera pertinent de croiser les données livrées par ces deux sources : nous aurons ainsi une vision plus claire de la vie de nos aïeux.

 

 

 

 

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