Nos ancêtres corses et…romains.

Aujourd’hui, nous parlerons de la communauté corse de Rome, sujet qui intéressera certains de nos lecteurs!

L’émigration a été un phénomène constant pour la Corse tout au long du Moyen Age.

Le courant migratoire, traditionnellement orienté vers la Ligurie et le territoire de Pise, au XVe siècle a commencé à s’orienter vers le Sud de la Toscane et le Nord du Latium.
À Rome, la présence de corses a commencé à être perceptible dès les premières décennies du 15ème siècle, suite au retour du Pape Martin V et de la curie à Rome après la période avignonnaise, ce qui provoqua la reprise de la vie économique de la Ville.
Les corses, travaillaient à cette époque dans le commerce des produits traditionnels de l’île: vin, blé, viande, poisson salé, fromage, etc.
En revanche, la majorité des corses présents dans les territoires des états pontificaux travaillaient en tant que facteurs, au service d’ecclésiastiques ou de la noblesse. Les autres activités effectuées par les corses à l’époque (militaires, domestiques, grossistes) n’étaient pas en mesure de garantir l’intégration des individus dans le tissu citadin.

En effet, les corses de Rome ne semblent pas avoir beaucoup de liens entre eux à ce stade. Ce n’est qu’entre la fin du quinzième siècle et le début du seizième siècle que l’on peut commencer à parler d’une véritable communauté corse, lorsque la plupart des immigrés commencent à se concentrer dans les quartiers de l’île et à Trastevere, à se consacrer à des activités artisanales et à s’organiser en tant que communauté.
A la fin du seizième siècle, la présence corse à Rome est considérable: dans le « recensement » de 1527, nous voyons que résident à Rome 168 familles corses, concentrées surtout à Trastevere, sans doute pour rester liées au port.
A cette époque, les corses commencent à être bien intégrés dans la vie économique de la ville en entreprenant des activités artisanales et en se consacrant au commerce de détail des denrées alimentaires. Par contre, ils occupent en général des postes pas très qualifiés et pas très rentables.
En revanche, trois catégories de personnes se détachaient de cette situation : les ecclésiastiques,  les hommes au service de la maison pontificale et les soldats.
Si nous analysons certains des testaments qui ont été conservés, nous voyons aussi que le groupe a conservé dans le temps une forte identité «nationale» ainsi que des rapports dynamiques et vivants avec la terre d’origine.
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